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La Tapisserie de Saint Pair sur Mer – 2024 – 2026
C’est une grande aventure humaine que nous avons vécu depuis septembre 2024. Le défi est né au cours des animations que je menais à la Cabine 36 sur la digue du Soleil Couchant, invitée par la Mairie de St Pair. Chaque été 3 saisons durant, je m’installais et proposais aux passants de s’arrêter et de broder quelques mots, quelques points pour vivre une aventure ensemble, se connaître ou même découvrir les joies de l’aiguille à broder… Beaucoup de moments incroyables ont été vécus ainsi, des gens se sont rencontrés, des voisins se sont découverts… et la bonne humeur et la surprise ont toujours été au programme.
Ces visiteurs amusés ont baptisé cette broderie : la Tapisserie de St Pair, en référence à la Tapisserie de Bayeux, notre grande sœur. Et bien sûr, ils se sont immédiatement demandés à quel moment notre bande brodée dépasserait la longueur de notre concurrente !
Le Collectif « Les Filles de la Bande » né au sein de notre association Fil O Maine de St Pair après avoir été durant de nombreuses années basée à Le Mans (72), s’est tout de suite mis en marche. Une première aventure des Filles de la Bande avait réuni plus de 170 brodeuses en 2019. Le travail avait été exposé au Mans, Laval, Rennes et le Covid et son confinement avaient stoppé le Tour de France de ce collectif. Pour ce deuxième projet, les « Filles de la Bande » ont été bien présentes et plus encore… Au total, nous avons plus de 600 personnes qui ont participé à ce projet de France et de quelques pays étrangers… Chacun avait pour mission de broder au point avant, un bloc d’au moins 40 cm : la parole est libre et les contraintes peu nombreuses. Les brodeuses ont ainsi parlé d’ Ecologie, de Paix dans le monde, de vivre ensemble, de la famille, de fraternité et de leurs rêves… Chaque bloc est émouvant et personnel.
Il ne restait plus qu’à mesurer l’ensemble de l’œuvre ainsi assemblée. En quelques semaines, j’ai vu arriver les blocs et ma Tapisserie s’allonger. Nous avions fixé rendez vous le 30 juillet 2025, sur la digue du soleil couchant de St Pair sur Mer, pour mesurer officiellement l’œuvre. C’est donc devant plusieurs centaines de visiteurs et brodeuses, que nous avons installé une toise au sol et mesuré, mètre par mètre l’ensemble de la Tapisserie. Chaque découverte a permis de raconter les tableaux brodés et de découvrir leur diversité. Les brodeuses présentes ont elles-mêmes commenté leur travail.
Deux heures plus tard, nous avons découvert que notre Tapisserie de St Pair dépassait largement celle de Bayeux (70 mètres seulement !) puisque nous avons atteint tous ensemble 204Mètres de broderies en liberté !
Quelques jeux, de belles rencontres, un soleil généreux bien que timide et hésitant le matin, ont rendus cette journée inoubliable et remarquable !
Merci à tous ceux qui ont accepté de relever ce défi avec moi : une idée folle qui nous rassemble et montre combien nous pouvons être forts ensembles !
Depuis novembre 2025, la Tapisserie de St Pair effectue son tour de France . Suivez là !
Salon de l’Aiguille en fête, Novembre 2025
Granville semaine du climat : décembre 2025
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La Lozère de Denise
En réponse à DanièleLa Lozère… une région qui nous est chère et où nous nous rendons régulièrement depuis bien longtemps.Nous y étions il y a tout juste un an et y avons découvert une superbe piste avec une grande concentration de menhirs et dolmens.Magnifique Lozère avec ses toits en lauze aux cheminées en pierres plates, ses murets où colonisent lichens et mousses… mais où le Caussenard, pour défricher ses champs, a d’abord dû enlever les pierres.Il faut y aller et se laisser envoûter par sa magie, son dépaysement, sa sérénité. -
ROUGE
Petite promenade derrière mon atelier hierMaintenant, les pétales de roses tombent au sol et les prochaines seront plus petites mais aussi plus foncées. Belle introduction au rouge que vous attendiez.Le rouge est aussi mon ami. Sacs, chaussures, vêtements ont souvent été rouges dans ma garde-robe, sans parler de mes lunettes durant 20 ans !Le rouge est LA couleur. Dans le chant lexical, le rouge dans plusieurs langues anciennes voulait dire COULEUR, ou encore BEAU. C’est réellement une couleur forte, voyante, pêchue ! Comme dans toutes les couleurs, nous verrons un bon côté, et une face plus sombre entre amour et passion, le feu et le sang.Nous sommes le weekend de l’Ascension. Même si on est athée, on sait combien ce weekend dont tout le monde profite pour faire de gigantesques ponts, est un grand moment pour les catholiques. Et bien le rouge dans cette religion est directement associée au sang du Christ. Dans cette symbolique, il donne la force, l’énergie et la rédemption. Mais il représente aussi le péché, la faute. Dans une semaine, nous serons à la Pentecôte et là encore, beaucoup profiterons de ce lundi souvent resté férié. Pas sûr qu’on se souvienne bien la raison de cet avantage…. Là encore, la couleur rouge est associée à ces jours de fête car l’esprit qui souffle sur les apôtres apportent la connaissance et la lumière. On voit que déjà le rouge est associé à la fois à la chaleur et l’énergie aussi bien qu’aux flammes de l’enfer. D’ailleurs Juda est souvent représenté avec des cheveux rouges.Jan Juanes – La Cène – 1562 – Musée du PradoDans cette représentation de la Cène, le traître est habillé de jaune et à les cheveux rouges, pour nous maintenant, nous dirions roux : tous les symboles de la trahison.Rien qu’à travers ces quelques données, on voit combien cette couleur est variable dans ces symboliques.Au quotidien, nous la percevons tant de fois également : du pot de confiture aux panneaux du code de la route, elle est là encore polyvalente, le logo du journal local Ouest France jusqu’aux boîtes de médicaments, il est partout pour être vu.Je sais les murs rougis par le temps qui passe, les traces de terre colorée dans le Roussillon, les tâches des fruits rouges…. Nous allons y passer quelques temps…
Le temps qui passe… -
Juste la couleur
Juste la couleur
Une petite pensée de Jean d’OrmessonQu’elle quelle soit, la vie est belle !Oui, la vie est une vallée de larmes…. Mais c’est aussi une vallée de roses.Merci pour les roses, merci pour les épines !Vous trouverez quantité de livres sur les roses, les fleurs. Mais un livre a particulièrement retenu mon attention, il y a des années de cela.ROSE ART : ensemble de compositions florales composées par des artistes extraordinaires. L’art du bouquet dans toute sa magnificence capté par des photographes fabuleux chez Rustica Editions.Pas de mièvrerie, de gadget superflu. Tout est au service de la fleur pour des compositions construites, qui transcendent les fleurs.Quelques touches roses dans le jardin de Sourches :Pourquoi ne pas mourir
en mordant dans une pomme
face aux pivoines.
Haiku mais j’en suis désolée, j’ai perdu le nom de l’auteur…
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Quelques films et musiques
Si je pense cinéma, tout naturellement le film de Woody Allen arrive avec la « Rose Pourpre du Caire »
Extraordinaire film qui nous parle de notre rapport aux images, à la rêverie, au temps.Je pense aussi à un film non moins célèbre mais plus du tout dans le même registre, de Jean Jacques Annaud « Le Nom de la Rose »
Vous pouvez aussi lire le livre d’Umberto Ecco. J’ai préféré l’atmosphère du film.Et je terminerai sur une note drôle et légère avec la Panthère rose :Et la musique : -
Lectures en Rose

Roman de la rose – Image Gallica Pour terminer notre tour de rose, je peux vous conseiller quelques titres :Le Roman de la rose, écrit au XIIIe : cela vous prendra bien le weekend !Sur le site GALLICA de la BNF : Le Roman de la Rose est un long poème écrit au XIIIe siècle par deux auteurs successifs : Guillaume de Lorris et Jean de Meun. Il s’inscrit dans la tradition des « arts d’aimer » inspirés d’Ovide. Prenant la forme d’un songe allégorique, il conte la quête et la cueillette d’une rose – une jeune fille – par un jeune homme, l’Amant, du coup de foudre initial à la conquête-défloration de l’Aimée. Tout à la fois délicieusement aimable et misogyne, codifié et subversif, ce long poème traite d’un sujet intemporel : l’amour, ses joies, ses écueils, ses enjeux sociaux et spirituels.Je vous fais grâce de la bibliothèque Rose de notre enfance sauf si vous gardez vos petits enfants : faites des lectures à voix haute, c’est si bon pour eux et pour vous.Après ce moment de grâce, allez faire un tour chez Jean Genêt et son roman quelque peu autobiographique le « Miracle de la Rose ». Vous y découvrirez un monde à l’état brut, dans une belle écriture. Lu il y a ………., j’en garde le souvenir d’un monde d’enfermement et les bribes m’en sont revenues lors de la visite à la prison de Clairvaux.Un peu de légèreté avec le roman de Tatiana de Rosnay « Rose » qui vous fera entrer dans le Paris du XIX et sa description des petits métiers comme on les appelle ! Existe-t-il des petits métiers ?? C’est un autre sujet…Puisque nous sommes dans un temps suspendu, nous pourrions aussi nous déconnecter avec le roman de Barjavel « Une rose au Paradis »…Sans doute en existe t-il beaucoup d’autres mais ceux là, je les connais….Et puis un petit haiku pour finir :Fourmi !
Tu as beau grimper à la rose
Le soleil est encore loin.Haïku
Shinohara Hôsaku -
En avant la Zizique Rose
En avant la Zizique : Rose
Si on parle de Rose, quelques chansons résonnent à mes oreilles. Tout d’abord, j’entends le célèbre Rosa, Rosa, Rosam si bien chanté par Jacques Brel !Souvenez nous :Rosa rosa rosam
Rosae rosae rosa
Rosae rosae rosas
Rosarum rosis rosisC’est le plus vieux tango du monde
Celui que les têtes blondes
Ânonnent comme une ronde
En apprenant leur latin
C’est le tango du collège
Qui prend les rêves au piège
Et dont il est sacrilège
De ne pas sortir malin
C’est le tango des bons pères
Qui surveillent l’œil sévère
Les Jules et les Prosper
Qui seront la France de demainRosa rosa rosam
Rosae rosae rosa
Rosae rosae rosas
Rosarum rosis rosisC’est le tango des forts en thème
Boutonneux jusqu’à l’extrême
Et qui recouvrent de laine
Leur cœur qui est déjà froid
C’est le tango des forts en rien
Qui déclinent de chagrin
Et qui seront pharmaciens
Parce que papa ne l’était pas
C’est le temps où j’étais dernier
Car ce tango rosa rosae
J’inclinais à lui préférer
Déjà ma cousine Rosa -
Laver la Peau par Catherine Robert
Laver la peau
« Vous saviez que l’eau des sources est plus constante que vos larmes, et qu’elle serait toujourslà pour laver vos paupières gonflées. » On ne badine pas avec l’amour, Alfred de Musset, 1834les prunelles prennent la couleur grand-teintgonflées de colèresous l’influx – sous l’influence — sous le silenceà la source des jouesvacillent les nerfslas, l’eau couleelle lave elle lavechasse-t-elle la menaceelle lave de petites choses dans les herbesde petits cailloux sur la grèvede petits riens sous les astresd’un ample tour de mainelle sauve sa peau -
Mignonne, viens à l’atelier…
Mignonne, viens à l’atelier…
C’est dimanche et c’est le jour des roses
Merci Marie Claude de ton commentaire car je voulais justement dire aujourd’hui, allons voir si la Rose est éclose….Et à voir vos photos reçues et celles faites à l’atelier, nous y sommes vraiment..Merci Michèle, Noëlle, Babeth, Françoise et Mimi.Celles de l’atelier sont lasses de vous attendre : elles s’épanouissent magnifiquement. Vous les voyez en tête de page.Elles parlent avec la pivoine elle aussi très en forme, magnifique et généreuse :Roses de juin, vous les plus bellesRoses de Juin, vous les plus bellesAvec vos cœurs de soleil transpercés ;Roses violentes et tranquilles, et tellesQu’un vol léger d’oiseaux sur les branches posé ;Roses de juin et de juillet, droites et neuves,Bouches, baisers qui tout à coup s’émeuventOu s’apaisent, au va et vient du vent,Caresse d’ombre et d’or, sur le jardin mouvant ;Roses d’ardeur muette et de volonté douce,Roses de volupté en vos gaines de mousse,Vous qui passez les jours du plein étéA vous aimer dans la clarté ;Roses vives, fraîches et magnifiques, toutes nos rosesOh ! que pareils à vous nos multiples désirs,Dans la chère fatigue ou le tremblant plaisirS’entr’aiment, s’exaltent et se reposent !Emile Verhaeren, Les Heures d’après-midi
































